J'attendrai encore un peu.

A quoi mènent
Les règnes
Les rois
Les reines
Les bouffons
Se défont
Quand même

A quoi riment
Les rimes
Les sonnets
Les versets
Les larmes
Qu'on versait

J'ai laissé
Passer
Le passé
Les saisons
La maison
Dérive
Dérive

Comme le buvard boit l'encre
Comme la fissure au sol
S'ouvre et se fait belle
Comme le buvard boit l'encre

Que ce soit
Ton nom
Ton front
Ta salive
Sècheront
Sècheront

A quoi servent
Les phrases
Les verbes
Les brins d'herbe
Qu'on écrase
La foule
Qu'on foule

Comme le buvard boit l'encre
Comme la fissure au sol
S'ouvre et se fait belle
Comme le buvard boit l'encre

J'ai laissé
Passer
Le passé
Les saisons
La maison
Dérive
Dérive

# Posté le lundi 13 novembre 2006 13:55

Modifié le lundi 14 janvier 2008 15:59

Un beau jour,

Un beau jour,
"-Hé, mon tchô' père Fleb, il est 5h20.
-Oh putain, merde!"


Réveil en douceur provoquant levé brutal.
Je recouvre mon corps de mes vêtements chauds pour affronter ce rude froid d'hiver. Au revoir Compiègne. Le train m'attend. Un pas encore frissonnant atteint la marche. Une main timide, ne voulant pas s'exposer, attrape la rampe. On se regarde avec nos yeux encore peu frétillants. Puis, les paupières trop lourdes de certains les conduisent à s'effondrer vautrement dans les fauteuils de la seconde classe du TER [destination Paris Nord]. Pendant ce temps, je regarde à-travers la vitre, sous un brouillard épais quelques villages s'éveiller. L'air musical Muséen accompagne mon voyage. Puis, ne pas comprendre pourquoi, mais une larme trace également sa route pour atteindre ma bouche.
Une goutte d'eau salée, mélangée au café noir sucré.
"Dans quelques instants, le train arrivera en gare de Paris Nord. Paris Nord, terminus du train. Assurez-vous de ne rien oublier à votre place. La SNCF et son personnel d'accompagnement vous souhaite une bonne journée." Ce message vocal interrompt brusquement ma morosité pourtant dès lors Invincible.

# Posté le mardi 19 décembre 2006 15:00

Modifié le lundi 14 janvier 2008 16:17

Très belle aisance de l'apparence.

Je ne sais plus trop quoi chercher....
Paraître heureux et pourtant être miséreux d'un train de vie hasardeux.
Paraître aimé et pourtant être abandonné à l'amour convoité.

Je ne sais plus trop pourquoi j'écris. Les mots, ces mots, mes mots me paraissent tant inaudibles. Je salis la page blanche. Ce blog devient le carton bouvard à éponger les larmes littéraires qui découlent d'une main peut-être bien trop molle aujourd'hui. Car je ne trouve plus les lettres s'alliant bien entre elles. Donner de la poésie à mes textes sans le vouloir est une chose qui ne se fait plus valoir. Alors, dois-je ne plus trop m'attarder ici désormais. L'envie de re(re re re re)nouveau [sans jamais y parvenir] et l'éventuelle nostalgie de ce blog conduisent mon voeu je ne sais où précisement. Disons que je l'ai cette possibilité de refaire mon monde, j'y travaille, mais tout me paraîtra semblable à ce que je connais déjà... En fait, je ne sais pas. Vous lisez un "jeune homme" paumé humainement, artistiquement et même socialement. |"Wahouh! Fleb, tu vas nous faire chialer face à cette lamentation sur ton triste sort"|.
Je me casse définitivement [ou le temps d'y voir plus clair]. Mais, c'est tout vu d'avance de toute façon. Je ne peux pas me passer de ce blog et pourtant...
Je l'aime bien, je le hais en retour. Contre-amour.

# Posté le vendredi 29 décembre 2006 14:57

Modifié le lundi 14 janvier 2008 15:57

Elen écrivait moins bien que moi.

Toute la sainte soirée une question m'a taraudé : quel est le nom de ce fameux paquet de céréales que Justin Timberlake affectionne tant? Qu'à cela ne tienne, je recherche parmi mes 10 Vogue et Citizen k. Je suis sure de l'avoir vu là dedans. Après 1 heure de recherches 666, j'abandonne et me laisse aller aux conversations sur ce sujet. Toute déçue de n'avoir pu pécho une réponse. Tu sais, c'est un peu comme une thérapie, tu parles de tes echecs. Bien, j'ai fait pareil. Mais là, les espoirs ont fusé de partout, et surtout quand l'espoir un peu géant s'est immicé en Fleb :

" ben le paquet préféré de Justin ...
c'est ses couilles ! "

Texte par Elle
Elen écrivait moins bien que moi.

# Posté le mercredi 03 janvier 2007 19:44

Modifié le lundi 14 janvier 2008 15:55

Comme un funambule qui rêverait de s'envoler.

____Quand je fais le bilan de mon adolescence, je me rends compte qu'elle n'a pas été vraiment ce que j'avais pu espérer... Je me suis conduit faussement. Et voilà que ne rien regretter est parfois regrettable. Alors, le temps s'arrête et l'insatisfaction se poursuit.
Scolairement, bon élève, certes, mais qui fait des grosses étourderies comme une mauvaise orientation qui mène aujourd'hui à une terminale moins bancale, mais tout à fait moins appréciable. Je lutte pour me trouver un avenir professionnel depuis bien longtemps sans jamais rien acquérir car je suis trop indécis et peureux de me lancer dans des projets qui n'aboutiront peut-être à rien. "Qui ne tente rien n'a rien", c'est bien trop simple car mettre tout en oeuvre pour avoir le nez collé à une merde de chien, non-merci. Alors, je me noie dans la vague. J'explore ma future gaufre.
Et puis, il y a eu Toi. Toi qui m'auras fendu le c½ur et à qui, maintenant, je faiblis le corps. On n'aurait peut-être pas dû. Mais tu es venue de nulle part et lentement je me suis laissé aller à la candeur de ce visage. Cette douce mélodie semée de croches trop marquées s'acheva sur ces points de suspension... Nous nous serons aimés, nous nous serons même détestés, mais nous nous serons partagés. Aujourd'hui, même si je ne l'avoue pas, tu me fais mal encore! Tu es devenue tellement chiffonne que j'ai peur de te poser mes mains. Poupée de papier déchiré. Mon c½ur est toujours imprégné de ton odeur, même si mes pleurs d'inquiétude lui ont donné une certaine moisissure. Confus à l'idée de savoir que tu n'en as pas eu conscience. Aujourd'hui, j'en ai tiré la morale car; A ne rien montrer, personne ne peut voir... Mais à trop afficher, tout le monde se rend affolé... Il faut donc trouver le juste milieu. C'est avec Toi, Autre Toi, que j'ai pu le trouver. C'est vrai que je ne peux pas être mieux calé qu'aujourd'hui. Mais cet équilibre n'a pas été sans faire renverser plusieurs fois la balance. Nous aurons connu l'amour secret, vécu d'une étrange facette... Mais c'est certainement ceci qui lui rendit toute sa force. J'ai longuement été meurtri par cette séparation. Le temps aura effacé ton prénom que j'avais perforé sur mon bras. Les kilomètres auront essuyé les chagrins auxquels j'avais pris goût, sans les affectionner davantage. Je savais quel serait mon moment, mon endroit sans le craindre. Ensuite, il y a eu quelques Vous, mais l'échappatoire m'a toujours ramené à mon funeste passé. Alors, sentimentalement, [oh!], je me suis juste lamentablement vautré. C'est fou comme j'apporterais le bonheur aux gens tout en me construisant un futur malheur. Les séquelles du moment sont mes peurs de m'engager et de retomber.
Outre tout ceci, le contexte familial n'était pas toujours propice. Comme le cas pour bon nombre d'adolescents. Certes. Mes parents m'aiment tellement fort, sans compter l'incompréhension d'un père et d'un fils, comme un bon scénario de Stephen Daldry (ndlr. Réa: Billy Elliot). En plus de cela, une femme blessée par l'absence de présence d'un mari. Alors, ils avaient pris pour habitude, comme à chaque dîner de s'engueuler. Et moi, devant leurs yeux en train de manger tranquillement mon repas. Bien évidemment, je ne leur paraissais aucunement perturbé par ces discordes. Aucunement.
Disons que la vie ne se résume pas à ça... mais quand tu es adolescent; un peu si. Car comme bon ado que j'étais (et que je suis toujours encore un peu), je voulais toujours toucher à tout ou presque. Mais, des barrières empêchaient mon parcours de découverte. Alors, dans ces coups de temps-là, je me cachai pour trouver la sortie nocturne quand le monde s'apaisait. J'étais libre, non-autorisé mais libre. Enfin non-autorisé, je ne pouvais pas le prétendre parce que je n'avais pas demandé l'autorisation. Fumer, boire, dormir sera un pitoyable résumé de trois trimestres à André Pioger.
Mais tout ceci est fini... La sinistre jeunesse de Fleb aurait pu se terminer plus vite encore. Pendant que j'y pense, la prochaine fois que je me suicide, j'essayerai à ce que ce ne soit pas une tentative.
Je me rassure en vous rassurant; il m'est aussi arrivé de belles choses.
Et aujourd'hui, je vis mieux.
Comme un funambule qui rêverait de s'envoler.

# Posté le mercredi 03 janvier 2007 22:12

Modifié le lundi 14 janvier 2008 15:55