15-10-1926_20-08-2006
____File, étoile ! File ! Ce soir-là, moi seul t'ai vu passer. Ton appel m'a prévenu de ta montée.
____Sous un ciel étincelant de fin de semaine, ma démarche prend des aspects de nonchalance. Je contemple curieusement cette infinie étendue, posant un triste regard de passage. Un coup d'½il partiel peint la pudeur du jeune homme peu façonné pour défier l'incertain élan de son aïeule. Sagesse et discrétion sustentent une chair hérissée par la crainte aveuglée. Une faiblesse intérieure enfouie sous une apparence travaillée, (fabuleusement aberrante). Suspendus par la rêverie, vivent leurs jours préoccupés par l'incertitude dominante. Le cierge brûle de supplices, quant au ciel, lui, émerge aux tumultueux caprices. L'aube sera l'inquiétude de ton envol, mais te veiller rendra possible ton lendemain.
____Mais, c'est sous ce ciel étincelant de fin de semaine que ta démission s'avère. Ce timide attachement au velours noir lui tendra la trace de ton émargement. L'étoile filante avertira de ton départ. Un astre crié, pleuré, prié. Un astre noyé dans le chagrin de sa famille.
____Nous porterons ta croix avec chasteté et convenance.


